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Et si la priorité était de revenir à soi quand tout va vite ?

naugotpnl
il y a 4 heures
4 min de lecture

Le geai bleu, messager spirituel de la clarté
Le geai bleu, messager spirituel de la clarté

1er octobre 2026


Ce jour-là, j’ai pris conscience d’une chose essentielle : lorsque la relation intime que j’entretiens avec moi-même, avec cette présence intérieure qui me relie au divin en moi et au-delà de moi, cesse d’être au centre de ma vie, je me perds peu à peu dans les tâches, les obligations et tout ce qu’il y a à faire.


Alors, l’anxiété s’installe. Le mental prend toute la place. Je cours, je m’éparpille et je finis par perdre de vue l’essentiel. C’est précisément ce que j’ai vécu ce jour-là. J’étais en retard dans plusieurs projets. Je me sentais envahie par mes responsabilités et par tout ce que je devais accomplir. Je ne savais plus où donner de la tête. J’avais l’impression de ne plus avoir suffisamment d’espace pour respirer, réfléchir et simplement être.


Et puis, il y a eu ce geai bleu. À deux reprises, cet oiseau est venu se poser sur le rebord de la fenêtre de mon bureau alors que je me sentais particulièrement stressée, il est venu devant mes yeux se poser (ce qu'il ne m'étais jamais arrivé auparavant). Il n’y avait pourtant rien à manger sur ce rebord. Et c’était la première fois que je le voyais se poser ainsi, juste devant moi, à deux reprises. J’ai ressenti sa présence comme un signe, un message du divin. Comme une invitation à m’arrêter et à porter mon regard ailleurs : non plus vers tout ce que je devais faire, mais vers ce qui se passait à l’intérieur de moi.


Ce matin-là, dans ma prière, j’avais demandé à retrouver la compassion envers moi-même et envers les autres. J’avais demandé à recevoir la grâce divine. Et, comme chaque jour, j’avais demandé que la clarté m’accompagne, afin de pouvoir reconnaître la Lumière en toute chose, au-delà de la dualité.


Alors, suite au signe de l'univers, le geai bleu, j’ai décidé de lancer une musique d'harmonisation des 2 hémisphères. Quelques notes ont suffi pour que les larmes me montent aux yeux. La musique m’a ramenée à l’intérieur de moi, là où je m’étais éloignée en me tournant constamment vers l’extérieur, vers les projets, les responsabilités et les choses à accomplir. Tout à coup, quelque chose s’était ouvert. Comme si le temps ralentissait. Comme si un espace se créait en moi. Comme si, dans cet instant, rien n’était aussi grave que je le croyais. J’étais simplement là, présente à moi-même, touchée par la musique et par la présence de ce geai bleu devant mes yeux.

Je ne sais pas ce que cet oiseau venait réellement me dire, à ce moment-là. Mais, dans mon cœur, j’ai reçu sa visite comme un rappel précieux : celui de revenir à la présence, à la clarté et à cette connexion au divin qui donne un autre sens à tout ce que nous vivons. J’ai eu le sentiment que ma prière avait été entendue. J'ai remercié Dieu de m’avoir ramenée à ma juste place, au bon endroit : ici, dans cet instant, en présence de moi-même. Le geai bleu est devenu pour moi le symbole de cette clarté retrouvée. Il fallait que mon esprit s’apaise, que mon regard s’éclaircisse et que les tensions qui m’habitaient se dissipent pour que je puisse voir de nouveau avec le cœur.


Cette expérience m’a aussi rappelé quelque chose que nous oublions si facilement : les pratiques spirituelles ne sont pas une perte de temps. Elles nous aident à habiter pleinement notre vie, à lui donner du sens et à retrouver notre centre au milieu de nos tempêtes. Avant toute action, avant tout projet, avant même la première tâche de la journée, il y a cette priorité : prendre le temps de revenir à soi, de se déposer et de renouer avec cette présence intérieure qui nous relie au divin. Non pas pour fuir la réalité, mais pour mieux l'habiter. Car lorsque nous sommes centrés, notre rapport à la vie change. L’anxiété peut s’apaiser, la confiance reprendre sa place et les défis nous sembler moins lourds à porter. Nous ne sommes plus seuls devant la liste de nos obligations : nous retrouvons le sentiment d’être soutenus, accompagnés, reliés à quelque chose de plus grand que nous. Et peu à peu, notre regard se transforme. Là où nous ne voyions que des obstacles, nous commençons à percevoir des possibilités. Là où nous étions envahis par l’urgence, nous retrouvons de l’espace. Et là où notre esprit ne voyait plus que ce qui manquait, la gratitude peut de nouveau remplir nos yeux.


Cette prise de conscience nourrit d’ailleurs profondément ce que je souhaite créer à travers nos RDV mensuels sur Youtube et les séances collectives avec l'antenne de Lecher : ouvrir un espace où chacun pourra ralentir, se retrouver et renouer avec cette relation intime à soi-même. Un espace pour se rappeler que nous n’avons pas toujours besoin d’en faire davantage. Parfois, nous avons simplement besoin de revenir à l’essentiel. Et si, avant de chercher à accomplir davantage, nous apprenions à être davantage présents à nous-mêmes ?


Peut-être que le véritable changement commence là. Dans cet instant où nous nous arrêtons, où nous respirons et où nous nous souvenons que la vie ne nous demande pas seulement d’agir, mais aussi d’être pleinement là. Aujourd’hui, je remercie Dieu pour ce rappel parmi tous les autres rappels que je reçois souvent des animaux sauvages. Et je remercie ce geai bleu, messager de clarté dans mon cœur, qui m’a invitée à retrouver le chemin de la présence.


Puissions-nous, nous aussi, trouver chaque jour un instant pour revenir à nous-mêmes, accueillir la grâce et laisser la gratitude éclairer notre chemin.

 
 
 

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